L’œil du collectionneur par Jean-luc Ferrand

La Céramique WEDGWOOD

mardi 22 mars 2016, par Barbara Cogollos

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De riches gisements d’argile et la présence de charbon nécessaire à l’alimentation des fours déterminèrent l’établissement de l’industrie céramique dans le Nord du Staffordshire au XVIIe s.

Josiah Wedgwood est né au sein d’une famille de potiers et transforma la céramique locale en une industrie de renom international, à laquelle son nom reste indissolublement lié.
C’est en novembre 1744, âgé de 11 ans qu’il fait son entrée dans l’entreprise familiale en tant qu’apprenti chez son frère. Il meurt en 1795 âgé de 66 ans.

Il mis au point de nombreux procédés très inventifs dont la clientèle raffolait, imitant l’écaille, l’agathe, ou créa des grès blancs vernis au sel ou des vernis verts permettant à la manufacture de simuler des fruits et des végétaux. Son
entreprise devient rapidement son laboratoire de recherches qui révolutionna la céramique anglaise.

Vers 1754, il s’associe avec Thomas Whieldon, de Fenton. Il se consacre au perfectionnement de la faïence.
En 1759, il créé sa propre marque de faïence fine et s’établit à Burslem, sa ville natale. Il ouvre une boutique à Londres et devient bientôt fournisseur de la famille royale en 1766 grâce à la reine Charlotte qui vénére ses créations.
Il transfère sa manufacture à Bell Works en 1769 qu’il nomme ETRURIA en l’honneur des fouilles archéologiques d’ETRURIE qui l’inspirent pour ses créations.
En 1774, après des années de recherches acharnées, Wedgwood découvre le procédé de sa fameuse faïence blanche. Il ajoute du sulfate de baryum à sa pâte afin d’imiter les camés. Aucun procédé n’avait permis à une faïence d’être si blanche. En 1775, il donne le nom de JASPE à son nouveau matériau. C’est un grand succès, très vite il se met à créer des plaques destinées à être insérées sur les meubles, les socles de candélabres, les étuis à jumelles de
théâtre, les boutons...

Après 1795, à la mort de Josiah, aucun des ses fils ne partageait son enthousiasme pour la fabrique et comme ils étaient riches rien ne les y forçait.
Elle fut tout de même reprise par l’un d’eux. Les poteries jaspées étaient déjà prisées du vivant de Wedgwood ; celles cernées de bleu de colbat pâle gagnées les honneurs. Les collectionneurs du 18e s en raffolaient. On prêta une sélection de ces modèles pour l’Art Treasure exhibition, exposition à Manchester en 1857 et en 1862 au South-Kensington Museum à Londres.
L’intérêt suscité par les modèles anciens de la firme Wedgwood, permit d’insuffler un nouvel engouement pour les créations du XIXe siècle qui continuaient à sortir des ateliers.
Un renouveau se manifesta à partir des années 1870. La firme continua de recevoir des commandes considérables dans les années 1830 et produit encore aujourd’hui des céramiques à Barlaston, où elle s’est installée en 1940.

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