Pendule cartel et sa console en bois laqué noir, Neuchâtel, XVIIIe siècle

6800,00

Pendule cartel en bois laqué noir et rehauts or reposant sur quatre petits pieds en laiton doré. Boîtier à décor doré de motifs feuillagés, surmonté d’une galerie et couronné d’une tige de feuilles d’acanthe fleurie en bronze doré. Des colonnes cannelées surmontées de pots couverts et terminées par des glands stylisés flanquent le cadran. Un percement quadrangulaire entouré d’une frise de perles, au dessous du cadran, laisse apparaître le balancier.
Cadran circulaire à fond blanc indiquant les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes, tous émaillés de noir. Les aiguilles en bronze doré sont à motif tréflé. Une vitre à bordure en bronze doré guilloché protège le cadran.
Dos et intérieur de la pendule peints en rouge.

Console de cartel en bois laqué noir à motifs feuillagés or, aux faces de forme concave, surmontée d’une galerie en bronze doré et terminé par un fruit en bronze doré à l’amortissement.

Travail de l’époque Louis XV.

 

Le canton de Neuchâtel est un des berceaux de l’horlogerie puisque l’industrie horlogère se développe dans les montagnes suisses dès le XVIIe siècle. La fabrication de montres et de pendules est organisée dans de petits ateliers artisanaux appelés « cabinets » où se côtoient les maîtres horlogers et les maîtres marchands. Au XVIIIe siècle, particulièrement appréciées, les pendules neuchâteloises firent concurrence aux horloges parisiennes.
L’industrie horlogère suisse devient de plus en plus importante au début du XIXe siècle avec des inventions importantes comme la création de l’Observatoire de Neuchâtel par Henri Grandjean, pour pouvoir transmettre l’heure exacte par télégraphe.
Cependant, à partir de la deuxième moitié du siècle, l’horlogerie suisse est victime de la concurrence étrangère qui s’adapte mieux au marché, plus tourné vers la quantité que la qualité de ses objets. Ils vont tout de même continuer à innover dans le domaine en fondant le premier institut suisse pour les contrôles officiels de la marche des montres (COSC) en 1893, en créant la première boîte étanche ou encore en déposant le premier brevet de montre-bracelet.
Puis les innovations dans le domaine de la mécanique ont permis à la Suisse de relancer sa production de montres au début du XXe siècle, comme l’apparition de la première montre-bracelet automatique. La plus grande invention suisse du siècle reste la première montre à quartz analogique, la Bêta 21, réalisée par le Centre électronique horloger à Neuchâtel en 1967. L’horlogerie suisse est peu à peu écartée du marché horloger, concurrencée par les américains et les japonais et disparaît presque dans les années 1970.
Elle doit son retour miraculeux au lancement de la montre à quartz digital Swatch en 1983 qui combine bonne qualité et prix bas. On peut aujourd’hui parler de véritable retour en force l’industrie horlogère, un des secteurs les plus florissants de la Suisse.

UGS : LS2483 Catégories : ,
 

Informations complémentaires

Dimensions PxLxH 16 x 30 x 100 cm
Créateur

Neuchâtel

Epoque

Matière