Paire de lampes en porcelaine de Paris orange mat, fin XIXe siècle

2600,00

Paire de lampes balustre en porcelaine de Paris à glaçure mate orange à monture en bronze ciselé et doré, reposant sur une base moulurée circulaire quadripode à décor de rosettes.
Corps de la lampe à fond orange orné sur une face de rinceaux feuillagés noirs rehaussés à l’or entourant une torche couronnée de roses et sur l’autre d’un motif d’entrelacs noir et or. Petite frise haute entourant le col à décor de losanges stylisés noir et or.
Partie haute de la monture à décor de feuilles et ancien bouton d’allumage de forme géométrique stylisée.

Travail réalisé au XIXe siècle.

Système électrique neuf et fonctionnel.

 

Avec la découverte du kaolin à Saint-Yrieix en 1768, la fabrication de porcelaine prend une nouvelle ampleur à Paris avec la création de multiples manufactures de porcelaine dure. Elles sont placées sous le patronage de personnalités éminentes et de dirigeants princiers comme le comte de Provence pour la Fabrique Clignancourt ou bien la Reine Marie-Antoinette pour la Manufacture de la rue Thiroux et toute la production de porcelaine dure de la région parisienne est généralement englobée sous l’appellation « Porcelaine de Paris ».
Au XVIIIe siècle, la fabrication de cette porcelaine se décline en trois catégories : les pièces de table, les objets de toilette et les pièces d’ornement, dans une évolution stylistique qui s’adapte temporellement à chaque nouvelle tendance des arts décoratifs.
Le décor floral dominera largement la production de la porcelaine de Paris, parfois mêlés à des fruits ou des guirlandes feuillagées. Puis peu à peu les sujets vont se diversifier avec des animaux, des personnages, des paysages, des chinoiseries, des chiffres… Les fonds colorés sont parfois bordés d’une frise d’or ou sont utilisés pour mettre en valeur un décor polychrome. Enfin, deux autres procédés furent largement utilisés et eurent un grand succès : le camaïeu et l’or.
Si le décor caractéristique du premier tiers du XIXe siècle est le décor doré sur fond coloré pour les pièces les plus riches ou bien entièrement doublé d’or à l’intérieur et l’extérieur de l’objet, la production du milieu et de la fin de siècle s’industrialise et affectionne particulièrement la copie de styles passés, souvent mélangés entre eux.
Corrélativement, si au début du XIXe siècle les manufactures de porcelaine de Paris sont très florissantes, dès 1820 leur nombre diminue et de nombreux dépôts de fabriques provinciales continuent d’être englobés sous le terme « porcelaine de Paris » car les pièces, fabriquées en province, sont souvent décorées à Paris, ce qui permet de sauvegarder ce nom malgré la diminution de la production.

Une certaine confusion est possible : en effet il existe également une Manufacture éponyme, dénommée la Manufacture de Porcelaine de Paris, fondée en 1829 par Jean-Marx Clauss. Elle aura une production similaire aux évolutions stylistiques propres à la production générale de la Porcelaine de Paris et existe d’ailleurs encore aujourd’hui, bien que son activité soit désormais orientée vers l’horlogerie et la bijouterie en porcelaine.

Source :
R. de Plinval de Guillebon, Faïence et porcelaine de Paris. XVIIIe -XIXe, 1995, Editions Faton

 

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UGS : LS3657 Catégories : ,
 

Informations complémentaires

Dimensions PxLxH 16 x 16 x 70 cm
Créateur

Porcelaine de Paris

Epoque

Matière

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