Delft, Paire de lampes à vases décor chinoisant, XVIIe-XIXe siècles

3800,00

Delft, Manufacture « La Bouteille de Porcelaine »(* De porseleyne Flesch ), signatures.

Paire de lampes avec vases en faïence de Delft, de forme ovoïde, et monture de bronze ciselé et doré.
Monture avec une base circulaire quadripode, ajourée sur chaque face et à décor chinoisant de nuages ruyi et petits entrelacs. La partie supérieure de la monture, en forme de piédouche resserré, est coiffée d’un tore de laurier et d’un boudin décoré d’une frise de grecques.
Le corps de la lampe est un vase en faïence de Delft de forme ovoïde à décor de chinoiserie bleu sur fond blanc.  On voit dans un paysage d’extérieur, près d’une rivière, des personnages chassant et pêchant, sur terre ou sur l’eau, entourés d’une abondante végétation tels que de grands prunus fleuris sur lesquels reposent des gros oiseaux, peut-être des phénix. Le bas du vase est décoré d’une frise de motifs de nuages stylisés alternés de triangles.

Sous chaque vase, une signature en caractères bleus représentant un « J » et K » assemblés, sommés d’un point et orné d’une petite vaguelette verticale dessous. Signature correspondant à la marque de Johannes Knotter, propriétaire entre 1697 et 1701 de la Manufacture De porseleyne Flesch, « La Bouteille de Porcelaine ».

Monture et montage en lampe de la fin du XIXème siècle. Electricité neuve et fonctionnelle.

La Bouteille de Porcelaine est déjà répertoriée en 1655 comme appartenant à Quiryn Aldertsz  Kleynovzen et Wouter van Eenhoorn (à qui appartenait la célèbre fabrique de l’A Grec). La veuve de Kleynoven vend le 5 février en 1697 à Johannes Knotter qui ne reste à la tête de cette fabrique que jusqu’en 1701. On trouve encore des traces de cette fabrique à la fin du XIXème siècle.

La faïence de Delft désigne la production des manufactures néerlandaises installées en importante quantité dans la région de Delft, dès le XVIIème siècle. Cette faïence acquit une grande notoriété car elle réussissait à bien imiter les porcelaines chinoises de la dynastie Ming, les fameux bleus et blancs.
Ces porcelaines étaient connues dans l’Europe,  grâce à la création des différentes Compagnies des Indes, notamment la Compagnie néerlandaise des Indes orientales fondée en 1602.  Les potiers de Delft, malgré l’absence de kaolin qui les empêchait d’obtenir les effets de la porcelaine, réussirent à créer des pièces de faïence au rendu très proche grâce à un émail stannifère (riche en plomb ou étain) recouvert d’une couche supplémentaire, le kwaart, une solution de plomb qui se solidifie comme du verre après la cuisson et apporte aux pièces cette brillance si particulière.
Les premiers décors imitent logiquement les motifs chinois, et par la suite se diversifient et deviennent plus floraux et ornementaux.  Peu à peu, de nombreux exemples de Delft polychromes apparaissent également. même si la production de bleus et blancs reste la plus populaire.

Sources :

FOUREST H-P, La faïence de Delft, Office du Livre S.A., Fribourg (Suisse), 1980
JUSTICE J., Dictionnaire des marques et monogrammes de la faïence de Delft, F. de Nobele, Paris-Bruxelles, 1920, 3e édition, pp.22-24, 184-185.

UGS : LS3874 Catégories : ,
 

Informations complémentaires

Dimensions PxLxH 19.5 x 19.5 x 66.5 cm
Créateur

Delft

Epoque

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Matière

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Style

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