L’œil du collectionneur par Jean-luc Ferrand

La Grande Tuilerie de Bourgogne, Montchanin

mardi 17 mai 2016, par Barbara Cogollos

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Il s’agit de deux bas-reliefs, l’un représentant l’automne et l’autre le printemps, réalisés d’après ceux ornant la majestueuse fontaine érigée en l’honneur du Roi Louis XV, rue de Grenelle à Paris, réalisés par le sculpteur Edmé BOUCHARDON en 1745. La fontaine était destinée à alimenter le quartier en eau ; elle était alimentée par les eaux de Rungis, puis en 1787 par la pompe du Gros-Cailloux.

Les deux bas reliefs qui sont présentés datent de la fin du XIXeme siècle. Ils proviennent de la Grande Tuilerie de Bourgogne située dans la ville de Montchanin en France. Des modèles très proches, issus de la même série sont reproduits dans le catalogue de l’Union des Tuileries du Centre qui date de 1903 apparaissant sous l’intitulé « panneaux de terre rose : panneaux des 4 saisons par BOUCHARDON ». En effet, la Grande Tuilerie de Bourgogne a notamment reproduit les bas reliefs qui ornent la fontaine de la rue de Grenelle.

L’Union des Tuileries du Centre, dont fait partie la Grande Tuilerie de Bourgogne, était un groupement d’une trentaine d’entreprises de céramique situées dans une zone géographique allant de la Saône-et-Loire (Chagny, Ecuisses, Montchanin) au Haut-Rhin. Il y avait un seul catalogue pour le groupement, toutes les commandes devant être faîtes à Macon, au siège de la société. Ce groupement dura jusqu’en Juin 1906.

Charles Avril développa l’industrie céramique à partir de la tuilerie mécanique fondée en 1858. Cette entreprise fonctionna jusqu’en 1967 et fut l’une des Tuileries les plus importantes de France.

La Grande Tuilerie développa trois principales fabrications : les tuiles, la poterie artistique et la céramique architecturale destinée à l’ornementation des façades d’habitations bourgeoises d’où sont issus les quatre bas-reliefs.

La spécialisation de la maison dans la céramique architecturale, permit de réalises des productions de grande qualité issues de l’histoire de la sculpture française.

Des artistes de la deuxième moitié du XIXe siècle tels que Noël RUFFIER ou Henri SERVIAT oeuvrèrent pour la création de nouvelles sculptures en terre cuite.

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