L’œil du collectionneur par Jean-luc Ferrand

Henry Pierre PICOU

vendredi 11 mars 2016, par Barbara Cogollos

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Le tableau que nous proposons est signé et daté « Henry PICOU 1891 » en bas à droite. Il illustre un sujet purement bucolique assez inhabituel chez lui, et bien que le sujet principal soit le corps féminin, récurrent chez l’artiste, il s’agit d’une œuvre de fin de carrière. Sa maturité artistique est présente à travers chaque coup de pinceau donnant à cette huile sur toile toute sa grâce.

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HUILE SUR TOILE, « LE CHANT DE L’ALOUETTE » HENRY PICOU

Cette huile sur toile est l’oeuvre d’ Henry Pierre PICOU. Cet artiste français né le 27 février à Nantes et décédé le 17 Juillet 1895 est un des peintres les plus en vue du Second Empire.

Il fait de brillantes études à l’école des beaux arts de Nantes où il se lie d’amitié avec Jean-Léon Gérome et Gustave Boulanger. Ensemble ils défendent une conception aristocratique de l’artiste, ils se démarquent d’un réalisme qu’ils jugent trivial en reprenant pour référence l’antiquité, la mythologie et les compositions historiques. Cette audacieuse prise de position artistique leur vaut le sobriquet de NéoGrecs.

La carrière de PICOU est lancée dès sa sortie de l’école, et à partir de 1847 il commence à exposer dans les salons, il remportera de nombreux prix notamment en 1848 et 1857. A noter qu’il est lauréat du deuxième prix de Rome en 1853 pour son tableau « Jésus chassant les vendeurs du temple ».

Il s’installe dans un gigantesque atelier sur le boulevard Magenta à Paris dans lequel il honore différentes commandes. Ainsi il réalise une fresque pour l’église Saint Roch de Paris en 1854, réalise certaines des somptueuses peintures qui ornent l’hôtel particulier de la marquise de la Païva au 25 de l’avenue des Champs Elysées où l’on peut encore y admirer ses toiles.

Il est important de noter que PICOU est fort apprécié de ses contemporains et que bon nombre de ses œuvres sont largement diffusées aux Etats-Unis et en Grande Bretagne sous forme de lithographie.

Avec le temps son style s’assagit et si il continu à surtout peindre le corps féminin, on considère dorénavant son style comme un juste milieu entre le réalisme de Courbet et le symbolisme de Puvis de Chavanne.

Henry Pierre PICOU est, de nos jours, exposé dans différents musées prestigieux ; le Dahesh Museum Art dans l’état de New York, le musée des Beaux Arts de Nantes, ou encore le musée d’Orsay.

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