L’œil du collectionneur par Jean-luc Ferrand

François-Claudius COMPTE-CALIX

lundi 17 juin 2013, par Barbara Cogollos

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« LA MATERNITE » SIGNEE COMPTE-CALIX
71cm (hauteur) x 60cm (largeur)

François-Claudius COMPTE-CALIX est né à Lyon le 27 Août 1813, et mort à Chazay d’Azergues, le 29 Juillet 1880.

Il a reçu sa formation à l’école des Beaux-Arts de Lyon de 1829 à 1833 par le Professeur Claude BONNEFOND (1796-1860). COMPTE-CALIX est ensuite retourné à l’Académie pour poursuivre ses études et enseigner le dessin de 1835 à 1836.

En 1836 il s’installe à Paris où il devient un peintre très en vogue et admiré de son temps. On lui doit de nombreuses scènes de genre et des portraits.

Il fait ses débuts au Salon de Lyon en 1837. Il peint « La Sœur cadette » et « La ressemblance » qui seront exposés au prestigieux Salon de Paris de 1840. Le peintre exposa également des oeuvres aux titres évocateurs : « Seule au monde » (1848) ; « L’Amour à la chaumière » (1845) ; « Il n’y a pas de fumée sans feu » (1861). COMPTE-CALIX devient rapidement un exposant régulier des Salons. Il affectionne particulièrement les portraits, les scènes de genre romantiques et les scènes historiques anecdotiques.

Il réalisa de nombreuses illustrations pour des journaux de mode comme Le Musée des Dames ou Le Bijou. Il lui arriva également de procurer au Journal des Modes des dessins de coiffures, de robes et de chapeaux. Ses dessins et ses tableaux retracent parfaitement l’évolution des tenues des élégantes et les évènements mondains : parties de chasses, soirées à l’Opéra...

La peinture de François-Claudius COMPTE-CALIX est empruntée de poésie et de sentiments romantiques.

Le tableau que nous proposons s’inscrit dans cette lignée et appartient ainsi au mouvement pictural appelé le Romantisme.

Le Romantisme se caractérise par une atmosphère propice aux rêves, on aspire d’avantage à l’idéal, aux sentiments, à l’exotisme, au mystère et à l’imagination qu’à la morne existence journalière du 19e siècle cernée par la nouvelle aire industrielle et les révoltes.

Les romantiques, comme COMPTE-CALIX, tenaient avant tout à transmettre des émotions, en jouant pour cela sur de dramatiques effets de couleurs, sur l’exubérance des attitudes ou la théâtralité des scènes.

La maternité qui nous est présentée ici est baignée d’une lumière chaude où les personnages sont entourés d’une nature luxuriante.

La touche de l’artiste donne vie à la scène, elle est animée et rapide, sans ligne droite ni surface uniforme. La végétation est omniprésente, elle ondule et encercle les personnages. Les jeunes parents s’attendrissent devant le nouveau né, même le chien souhaite participer. L’émotion de ce moment léger et gaie que nous retranscrit le peintre est tout à fait palpable.

Ses oeuvres sont exposées dans de nombreux musées : le Musée d’Orsay, le musée Magnin de Dijon, le musée Adrien-Dubouché de Limoges, le château de Compiègne, Leipzig museum en Allemagne, le musée de Roanne.

Nous retrouvons également l’artiste dans les salles de ventes où ses œuvres sont plébiscités pas les acheteurs, comme « le Rêve d’Amour Brisé » vendu 14 100 euros par Christie’s le 24 juin 2004, ou bien « Prêtre Catholique comme un soldat » estimé 8 000 à 10 000 euros lors de la vente du 14 mai 2011 à Berlin.

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